Ostéopathe à Montpellier

Sport, tendinites & récupération à Montpellier

Course à pied, cross-training, escalade, rugby ou yoga : quelle que soit votre pratique, votre corps encaisse des contraintes, et vous progresse d’autant mieux qu’il les tolère bien.

Test de mobilité dynamique avec un patient sportif au cabinet de Montpellier

Sportif moi-même, je sais qu’un « arrêtez le sport » n’est presque jamais la bonne réponse. Mon objectif est inverse : vous maintenir en mouvement, en adaptant ce qui doit l’être.

Quand consulter ?

  • Tendinopathies (tendon d’Achille, épaule, coude, genou…)
  • Suites d’entorse, après la prise en charge initiale
  • Douleurs qui apparaissent à l’effort ou à la reprise
  • Sensation de raideur, perte de mobilité qui limite le geste
  • Optimisation de la récupération en période de charge

Comment je travaille

L’examen s’intéresse à votre pratique autant qu’à votre douleur : volume, intensité, technique, matériel, sommeil. Les tendinopathies, par exemple, sont avant tout une histoire de charge, la séance seule ne suffit pas si l’entraînement n’est pas ajusté.

Le traitement combine techniques manuelles et plan de gestion de la charge, en coordination avec votre kiné ou votre coach si vous en avez. Vous repartez avec un cap clair, au-delà d’une simple « détente musculaire ».

La plupart des blessures ne viennent pas d’un geste

Elles viennent d’un dosage. Trop, trop vite, trop tôt : la grande majorité des blessures de surcharge, tendinopathies, périostites, douleurs de genou du coureur, apparaissent après une augmentation brutale du volume ou de l’intensité d’entraînement. Le geste mal exécuté est rarement en cause.

Cette nuance change tout dans la prise en charge. Votre planification des six dernières semaines, votre sommeil et votre récupération en disent bien plus que la recherche d’un « déséquilibre » à corriger. Un tendon douloureux a le plus souvent reçu une charge supérieure à ce qu’il pouvait absorber. La lésion structurelle, elle, reste rare.

Le corollaire est important : le repos complet est rarement la solution. Les tendons, les muscles et les os ont besoin de charge pour se réparer. L’enjeu n’est jamais « bouger ou ne pas bouger », c’est de savoir combien.

Ce qui se passe en consultation

Je vous demande votre sport, votre volume hebdomadaire, ce qui a changé récemment, votre matériel, vos objectifs et leur échéance. Un ostéopathe qui traite un coureur sans savoir combien de kilomètres il fait travaille à l’aveugle.

L’examen comprend des tests spécifiques à la structure concernée, une analyse de la mobilité et, quand c’est pertinent, du geste sportif. Le traitement manuel vise à redonner de l’amplitude et à réduire la douleur, mais l’essentiel de ce qui vous fera repartir tient dans le plan de reprise qu’on établit ensemble : charge, progression, critères pour avancer d’un cran.

Et après la séance

Vous repartez avec des repères chiffrés : une progression d’environ 10 % par semaine sur un seul paramètre à la fois, une douleur acceptable jusqu’à 3 ou 4 sur 10 si elle redescend en moins de 24 heures, et des critères clairs pour savoir quand accélérer ou lever le pied.

Sur une tendinopathie, comptez en mois plutôt qu’en semaines : c’est normal, ce n’est pas un échec, et le travail de renforcement progressif y est plus déterminant que n’importe quelle technique manuelle. Je préfère vous le dire au début qu’à la cinquième séance.

Ce que vous pouvez faire sans moi

La plupart des blessures que je vois en consultation ne viennent pas d’un corps fragile mais d’une charge qui a augmenté plus vite que la capacité à l’encaisser. Voilà où agir.

Montez le volume progressivement. La règle des dix pour cent par semaine est approximative, mais elle a le mérite d’exister : l’écart d’une semaine à l’autre blesse plus que le volume atteint au bout du compte. Un retour après trois semaines d’arrêt ne reprend pas au niveau d’avant l’arrêt.

Apprenez à lire votre douleur plutôt qu’à l’éviter. Une gêne qui reste modérée pendant l’effort, qui ne s’aggrave pas le lendemain et qui ne vous fait pas boiter est généralement acceptable. Une douleur qui augmente séance après séance, ou qui réveille la nuit, demande une réévaluation.

Renforcez. Sur les tendinopathies, le travail de renforcement progressif est ce qui a les meilleures données, loin devant toute technique passive, la mienne comprise. Si vous ne devez garder qu’une chose de cette page, gardez celle-là.

Et dormez, encore. Le sommeil est le premier outil de récupération, avant les compléments, les manchons et les protocoles de froid.

Le sportif, son calendrier et son cabinet

Un sportif ne consulte pas n’importe quand, et la question du moment compte autant que celle du motif. À trois jours d’une compétition, on ne fait pas la même séance qu’en début de cycle. Je vous demanderai donc votre calendrier avant de décider quoi que ce soit, et je préfère parfois ne presque rien faire plutôt que de vous envoyer courir avec des sensations inhabituelles.

Le créneau du vendredi, jusqu’à 19h, et celui du samedi, jusqu’à 14h, correspondent assez bien aux semaines qui se terminent par une course ou un match. Le cabinet est aux Beaux-Arts, à Montpellier, à quelques minutes à pied de l’arrêt de tram du même nom, ce qui évite de chercher une place après l’entraînement. Le jeudi après-midi convient mieux au travail de fond, quand il reste du temps avant l’échéance.

Apportez ce qui parle à votre place. Vos chaussures de course usées, elles racontent votre appui mieux qu’un examen statique. Vos données d’entraînement des dernières semaines si vous en avez, parce que la charge qui monte trop vite explique la plupart des tendinopathies que je vois. Votre tendon n’est pas fragile.

Pour le contexte, j’interviens auprès de l’équipe de France de Tambourin, j’ai un D.U. d’ostéopathie du sport et une formation de préparateur physique. Cela ne garantit rien sur votre cas, mais cela veut dire qu’on peut parler charge, volume et reprise sans traduire, que vous couriez au Peyrou ou que vous jouiez en club à Montpellier.

Questions fréquentes

Faut-il consulter avant une compétition ?
Pas dans les 48 heures qui la précèdent : une séance peut laisser des courbatures et modifier des sensations que vous avez mis des semaines à construire. Une consultation se place plutôt dix jours avant, ou après.
Je peux continuer à m’entraîner avec ma douleur ?
Souvent oui, à condition de doser. Une gêne qui reste sous 3 ou 4 sur 10 pendant l’effort et qui redescend dans les 24 heures est généralement acceptable. Au-delà, ou si vous modifiez votre geste pour compenser, il faut réduire.
Une entorse, quand consulter ?
Après avoir écarté une fracture, s’il y a eu un craquement, une impotence immédiate ou un gonflement rapide, passez d’abord par un avis médical. Ensuite, une prise en charge précoce et un travail de proprioception réduisent nettement le risque de récidive.
Puis-je consulter la veille d’une compétition ?
Oui, mais on ne fera pas grand-chose, et c’est volontaire. La veille d’une échéance, introduire des sensations inhabituelles dans un corps qui a ses repères est une mauvaise idée. On reste sur du léger. Si vous voulez un vrai travail, prenez rendez-vous à distance de la compétition, idéalement en début de cycle.
Faut-il venir en tenue de sport ?
Une tenue souple suffit, legging ou short et tee-shirt. Si votre problème concerne la course, apportez vos chaussures, les usées plutôt que les neuves. L’usure de la semelle raconte votre appui mieux qu’un examen debout dans un cabinet.
L’ostéopathie remplace-t-elle la kinésithérapie ?
Non, et les deux ne font pas le même métier. Sur une tendinopathie, c’est le renforcement progressif qui a les meilleures données, et c’est le terrain du kinésithérapeute. Mon rôle est ailleurs, comprendre ce qui a fait basculer la charge, lever ce qui gêne, et vous aider à reprendre dans le bon ordre. Si votre situation appelle d’abord de la rééducation, je vous le dis.

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